Groupe Bel 60' à l'eau en septembre…

Course / 60′ Imoca. Dessiné par le cabinet Van Peteghem-Lauriot Prévost, associé à Guillaume Verdier, le bateau de Kito de Pavant sera mis à l’eau début septembre, à Rosignano, au sud de Livourne (Italie).

Course / 60′ Imoca. Dessiné par le cabinet Van Peteghem-Lauriot Prévost, associé à Guillaume Verdier, le bateau de Kito de Pavant sera mis à l’eau début septembre, à Rosignano, au sud de Livourne (Italie). La course contre la montre est lancée. Le 3 novembre, le skipper prendra le départ de la Transat Jacques Vabre, avec Sébastien Col.

Entrez dans la ruche
Quelques minutes dans l’atelier suffisent pour comprendre l’intensité du travail réalisé. Le gros œuvre est terminé et désormais, chacun se presse, plié en quatre dans le bateau, pour assembler, coller, percer, poncer, dans le bruit et la chaleur (reportage photos de Gilles Martin-Raget sur www.beltchiizztour.com).

Jean-Pierre Gosswiller, manager de l’équipe de construction chez Indiana Yachting : “Nous avons six nationalités dans l’équipe et tout le monde fait bon ménage.
Même s’il y a toujours le problème de la langue, lorsque les gens connaissent leur travail et sont professionnels, les choses se passent bien. Ces bateaux sont devenus extrêmement sophistiqués et mobilisent de grosses équipes. Dans les années 90, un 60 pieds Open se construisait en 8 500 heures, il en faut désormais entre 22 et 25 000.”

Groupe Bel, au cœur de l’Europe

Kito de Pavant : “Il reste encore beaucoup à faire.  Nous sommes dans la phase d’aménagement et d’équipement du bateau, avant la peinture qui débute dans quelques jours. Sur une telle machine, aucune pièce, ou presque, n’est de série. Tout est custom, conçu, réfléchi et fabriqué spécialement pour Groupe Bel, et tout converge maintenant au chantier des quatre coins d’Europe. Depuis le pontage mi-juillet, chaque élément prend place au fil des jours dans ce gigantesque Lego. La quille, les dérives et les systèmes hydrauliques sont fabriqués à Milan, les winches en Angleterre, des parties du gréement en Espagne, les voiles et les safrans à la Trinité, et enfin, le mât à Montpellier.
C’est vraiment colossal. Avec tous les fournisseurs, il y a plusieurs centaines de personnes impliquées aujourd’hui dans le projet.

Standing F1
La quille basculante est l’une des particularités des 60 pieds IMOCA. Elle joue un rôle clef dans les performances du bateau et, en cas de chavirage, elle l’aide à se remettre à l’endroit (l‘impressionnant test obligatoire à 180° sera réalisé le jour de la mise à l’eau). Pour la fabrication de cet élément névralgique de Groupe Bel, Kito a sélectionné avec les architectes deux entreprises de pointe italiennes, Re-Fraschini et Cariboni, aux méthodes issues de la Formule 1 et de l’aéronautique. Les techniciens travaillent dans une salle blanche, avec gants, masques et blouses immaculées.

Kito de Pavant: “Ce sont des procédés de mise en œuvre que nous ne trouvons pas ailleurs et nous voulions ce standard de qualité pour Groupe Bel. Avec les connaissances de Guillaume Verdier, combinées à celles de l’équipe de Vincent Lauriot Prévost et Mick Kermarec qui est également intervenu malgré l’America’s Cup (chez BMW Oracle), je pense que nous avons une association très performante.
Mais ces pièces sont extrêmement complexes alors ne vendons pas la peau de l’ours…”

Une vache de 13 mètres de haut
Le mât est une autre pièce cruciale. Construit par le chantier Black Flag, il a passé avec succès le test de flexion et est au poids souhaité. La pièce est attendue fin août en Italie, comme les voiles, fabriquées par North Sails et peintes à la Trinité par l’Atelier sur Mer.

[Extrait du communiqué de presse / Windreport]

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