Vendée Globe La «Foil» révolution

Pour cette 9e édition de la mythique course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, une révolution technologique devrait permettre aux voiliers de battre tous les records de vitesse, en volant au-dessus de l’eau : les foils.

«Avec des foils, on a gagné 2,5 nœuds en quatre ans alors qu’avant on ne gagnait que 0,2 nœud par édition. C’est extraordinaire !»
Guillaume Verdier, l’architecte d’Apivia pour Charlie Dalin mais aussi de LinkedOut pour Thomas Ruyant, tous deux favoris, s’enthousiasme pour cette technologie. La présence de ces appendices sur plus de la moitié de la flotte marque un tournant dans cette édition du Vendée Globe.

À la barre de voiliers de 18,28 m, des skippers, plus nombreux à chaque édition tous les quatre ans, s’élancent pour franchir les trois caps mythiques de l’hémisphère sud – Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn – en des temps record.
Titouan Lamazou remportait la première édition, en 1990, en 109 jours. 27 ans plus tard, en 2016, Armel Le Cléac’h arrivait en vainqueur aux Sables-d’Olonne en 74 jours. Il avait fait le tour du monde à une vitesse moyenne de 15,43 nœuds (environ 30 km/h) soit près de 6 nœuds de plus qu’en 1990, un pas de géant dans l’histoire de la course au large.

Pour comprendre pourquoi le foil est une révolution il faut comprendre comment fonctionne un bateau. Pour avancer, un voilier a besoin de capter du vent dans ses voiles. La force de l’air va appuyer sur le voilier qui va gîter, autrement dit pencher. Il captera alors moins de vent et va ralentir. L’objectif est donc de contrebalancer la force du vent dans les voiles en multipliant les évolutions pour faire contrepoids et de gagner en puissance.

Imoca LinkedOut- @Pierre Bouras – TR Racing

Imoca 60 LinkedOut @Pierre Bouras

Source: Lefigaro.fr