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THE OCEAN RACE: Paul Meilhat et son équipage sur Biotherm frappent fort avec une deuxième victoire d’étape

Aux premières heures de ce matin, Biotherm a franchi la ligne d’arrivée à Carthagène, dans le sud de l’Espagne. Avec Sam Goodchild (GBR), Jack Bouttell (AUS/GBR) et Amélie Grassi (FRA), Meilhat signe un début de course impeccable : deux étapes, deux victoires.

Leur feuille de route est limpide. Succès d’entrée entre Kiel et Portsmouth, puis domination sur les deux tronçons de la deuxième étape : Portsmouth-Matosinhos et Matosinhos-Carthagène. Pour parfaire le tableau, Biotherm a également été le premier à franchir les deux « Bonus Scoring Gates » placés sur le parcours.

Au classement général provisoire, l’équipe française s’installe solidement en tête avec sept points d’avance sur Paprec Arkéa de Yoann Richomme. La plus longue étape est désormais derrière eux, mais trois manches restent encore à disputer.

Une maîtrise des transitions

L’équipage de Biotherm a fait preuve d’une belle régularité. Il a su tirer parti de chaque variation météorologique, alternant phases rapides dans la brise au portant et patience dans les zones de calmes. Solide au près et efficace dans les conditions intermédiaires, le plan Verdier a tenu la cadence face à des rivaux plus à l’aise dans le gros temps, avant de frapper au bon moment lors des transitions.

Confiant dans le potentiel de son bateau éprouvé, Paul Meilhat savoure ces premiers succès tout en gardant les pieds sur terre avant la prochaine manche entre Carthagène et Nice.

« Nous savions qu’il était possible de gagner The Ocean Race Europe, mais rien n’est encore joué », déclarait-il sur les pontons espagnols, après avoir devancé Holcim-PRB d’une heure et Paprec Arkéa de près de trois heures. « Nous sommes nous-mêmes surpris d’avoir remporté les deux premières étapes. On prend énormément de plaisir et je crois que cela tient à l’alchimie entre nous quatre et l’On Board Reporter. Il y a un vrai esprit d’équipe. Nous allons essayer de maintenir cette dynamique le plus longtemps possible. »

Le tournant de l’étape

La deuxième partie du parcours, depuis Matosinhos, s’est élancée dans des conditions soutenues au portant. De quoi favoriser Yoann Richomme et Paprec Arkéa, en tête au cap Saint-Vincent puis toujours leader jusqu’au détroit de Gibraltar. Mais au sud des côtes espagnoles, dans une zone de transition décisive, Meilhat a su saisir sa chance pour repasser devant.

« Je dirais que 60 % de la course s’est jouée dans du portant », analysait le skipper de Biotherm. « Ce n’étaient clairement pas nos conditions idéales, mais nous avons réussi à rester au contact du leader. Nous savions que tout se jouerait dans les transitions, et il y en a eu beaucoup. À la sortie de Gibraltar, on filait à 30 nœuds sur une mer plate, avec Paprec Arkéa très rapide devant. Puis tout le monde s’est arrêté. L’enjeu était de s’arrêter du bon côté et d’anticiper d’où le vent allait repartir. Cette fois, ça a marché pour nous… mais ça s’est joué à très peu de choses. »

Extraits @IMOCA