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The Ocean Race Europe : Paul Meilhat s’impose à Portsmouth à bord de Biotherm

Paul Meilhat et l’équipage de Biotherm ont signé ce jeudi une entrée en matière éclatante en remportant la première étape de The Ocean Race Europe. Partis de Kiel (Allemagne) dimanche 10 août, ils ont rallié Portsmouth, sur la côte sud de l’Angleterre, après avoir imposé leur rythme tout au long d’un parcours exigeant.

Cinquième du dernier Vendée Globe à bord de son foiler signé Guillaume Verdier, Paul Meilhat affichait à Portsmouth un visage fatigué mais radieux. Le skipper français venait de décrocher la victoire sur la première étape de The Ocean Race Europe, une course en équipage de cinq manches dont l’arrivée est prévue mi-septembre dans la baie de Boka, au Monténégro.

Même dans ce moment de triomphe, le marin de 43 ans contenait sa joie. La deuxième étape, la plus longue de l’épreuve, s’élancera dimanche pour emmener la flotte dans l’Atlantique, puis vers Carthagène (Espagne), dans un registre bien différent. « C’était l’étape parfaite pour nous, expliquait-il après avoir amarré Biotherm à Gunwharf Quays. La prochaine sera plus au large, donc probablement plus difficile pour conserver un tel écart. Mais on ne lâche rien et on fera tout pour rester au meilleur niveau. »

Rapide dès les premiers milles de cette étape très technique, Biotherm est resté au contact de Paprec Arkéa mené par Yoann Richomme, avant de prendre les devants au large du nord du Danemark.

La suite fut un test de patience et de sang-froid. Paul Meilhat et son équipage ont tenu la tête de flotte pendant quatre jours, dans un parcours marqué par de longs bords au près, des phases de petit temps, de forts courants de marée et de vastes zones d’exclusion. « J’étais vraiment content car nous avons enchaîné de nombreuses transitions au près, d’est en ouest,racontait-il. Parfois, c’était difficile de se retrouver arrêté et de voir les autres revenir, mais l’écart est toujours resté autour de 15 milles, donc ça allait. »

Pour cette course, Paul Meilhat a réuni un équipage solide : le Britannico-Australien Jack Bouttell, le Britannique Sam Goodchild et la Française Amélie Grassi. Jack Bouttell explique qu’un planning de quarts avait été établi avant de quitter Kiel, mais qu’il n’a jamais été appliqué, l’équipage préférant une organisation plus souple. « En gros, Sam était de quart avec Paul et moi avec Amélie, » explique-t-il. « Mais c’était plutôt au ressenti, selon la forme de chacun. Parfois, l’un restait un peu plus pour l’autre et ça se passait de manière fluide. »

Selon Jack Bouttell, Biotherm est parfaitement taillé pour ce type de course, même si la deuxième étape pourrait se révéler plus piégeuse. « Le bateau est léger, avec une carène simple et puissante. Il accélère vite sur ses foils, qui sont polyvalents, faciles à utiliser et tolérants. Par rapport au reste de la flotte, si on se retrouve au portant dans du gros temps, on sera peut-être un peu en difficulté. Mais le reste du temps, et au près, du petit au gros temps, on semble solides, même au reaching. Donc je suis plutôt content », ajoute-il.

Source @IMOCA