2012 – Multi 50 pieds – Arkema

Un Multi 50′ pour Lalou Roucayrol, Arkema Région Aquitaine, pour la Route du Rhum 2014

Année de construction : 2012
Chantier : Strato Campo
Collaboration : Romaric Neyhousser en collaboration avec Guillaume Verdier, Benjamin Muyl et Hervé Penfornis
Programme de course : Transat Jacques Vabre 2013, Route du Rhum 2014
Skipper : Lalou Roucayrol
 
Palmarès du bateau : 
2ème Route du Rhum 2014 – Arkema (Lalou Roucayrol)
Vainqueur Route des Princes 2013 – Arkema (Lalou Roucayrol)

Détails techniques : 

  • Longueur : 15.24 m
  • Largeur : 14.70 m
  • Tirant d’eau : 3.50 m
  • Tirant d’air : 22 m
 
 

Arkema - 50 pieds - Lalou Roucayrol - verdier / neyhousser

Après avoir terminé second à la Route du Rhum 2010, Lalou Roucayrol a perdu son bateau sur le convoyage retour. Lalou s’engage dans la construction d’un nouveau bateau, ayant pour principaux objectifs sportifs la Transat Jacques Vabre 2013 et la Route du Rhum 2014. Pour la construction de son nouveau multi 50′, Lalou s’entoure de compétences à la pointe.

« Se doter d’un outil au top de la performance pour aller chercher la victoire lors de la Route du Rhum en 2014. Pour cela, il fallait s’entourer de réelles compétences : d’abord techniques, avec Thierry Eluere et Strato compo ; mais aussi architecturales avec Romaric Neyhousser en étroite collaboration avec le Cabinet Guillaume Verdier. Il faut en plus y associer la préparation sportive et physique au travers des partenariats avec Météo Consult par exemple » explique Lalou Roucayrol.

En quoi le multicoque de 50 pieds de Lalou est il différent ?

Romaric Neyhousser : Chaque coureur a sa propre vision de la course et de ses capacités à mener une machine. Lalou est très présent dans la définition architecturale de son bateau, et c’est en s’adaptant à cela que ce bateau diffère nécessairement des précédents.

La jauge de la classe multi50 a pour but de cadrer l’évolution des bateaux dans le sens de la simplicité, de la fiabilité et de la limite des coûts. Ceci est une bonne chose, mais a aussi pour inconvénient de contenir l’innovation sur certains aspects (par exemple les appendices, les mâts/gréement…). D’autre part, même si nous sommes parfois tentés d’envisager un design extrême – ce qui est toujours excitant, le circuit est fait d’épreuves assez variées, et il s’avère souvent préférable de favoriser la polyvalence dans ce type de classe.

D’un point de vue conceptuel/design, la sensibilité de Lalou est très affirmée, et nos points communs nous amènent à nous rejoindre sur quelque chose qui devrait être assez détonant.

D’un point de vue purement technique/fabrication, là encore la jauge limite, en particulier les matériaux et les moyens de mise en œuvre possibles. Cependant, nous tâchons d’associer design des formes et simplicité de mise en œuvre. Par exemple, une méthode inédite de fabrication de certains moules/préformes aura largement dicté certaines particularités esthétiques.

Quelle a été la principale difficulté ?

R.N : Notre expérience de référence en terme de multi 50 est le trimaran d’Yves le Blevec. C’est pour nous une très bonne base, et le challenge est de tenter à la fois de corriger les quelques points de la copie qui nous semblent perfectibles, et de s’adapter à un nouveau bonhomme, Lalou, qui a sa propre vision des choses. Il est délicat de repositionner le « curseur », puisque autant l’on sait qu’il est possible de faire mieux, autant cela peut aussi devenir moins bien…

Le projet ne fait que commencer, et les principales difficultés sont certainement devant nous. Cela dit, dans de tels projets, chaque phase a un enjeu différent. Nous sommes encore à cheval entre la phase avant-projet et la phase projet, c’est à dire que d’un côté nous avons acté certaines études et fourni des premiers éléments de fabrication (la forme de coque centrale en l’occurrence), et d’un autre côté nous avons encore à valider certains principes ou formes etc… La phase avant-projet est souvent difficile, tant il est délicat de devoir faire certains choix parmi le nombre d’options possibles. Une fois ce cap franchi, les « jeux sont faits » d’une certaine manière, on peut se « reposer » sur ces acquis, et passer à la phase projet qui consiste à définir tous les détails, plans de construction etc… Les difficultés deviennent le stress de ne rien oublier, d’être en phase avec la construction (c’est-à-dire à l’heure pour le chantier), puis pour finir celui de ne pas s’être trompé…

Un bateau conçu en collaboration avec Lalou et l’équipe Verdier. Comment qualifieriez-vous cette collaboration ?

R.N : Je tâche d’être le chef d’orchestre de ce projet puisqu’il est né entre Lalou et moi. Nous avons des expériences communes et des rapports privilégiés. Cependant c’est un travail d’équipe, mené sur la base du travail fait par Guillaume Verdier (avec Hervé Penfomis, Benjamin Muyl et moi même) pour Yves le Blevec avec Actual. Nous menons donc le projet de Lalou dans un esprit de groupe, et je le signe avec Guillaume Verdier et Benjamin Muyl.
Sur la collaboration avec GV, c’est une histoire d’assez longue date maintenant, rien à dire si ce n’est « pourvu que ça dure ». Mes expériences avec Lalou ne sont pas d’hier, et nous avons quelques aventures en commun sur l’eau. C’est un super marin, qui sait où il va dans ce type d’aventure. Notre collaboration est posée, on se donne du temps et on parle aussi d’autre chose, ce qui est un bon moyen de croiser nos feelings et d’être constructifs pour le projet. Nous avons tendance à être un peu maniaques, il a tendance à être un peu optimiste (indispensable pour avoir traversé ce qu’il a réussi à faire jusque là…), je ne doute pas que le résultat sera intéressant.

Sources : Le site officiel de Lalou Multi >>


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