Podium pour Yvan Noblet sur la Route du Rhum !

19.11.2010. A l’issue d’un sprint final plein de suspens face à Vecteur Plus, Yvan Noblet prend la troisième place du podium de la Route du Rhum en Class’40. Un second plan Guillaume Verdier s’offre ainsi le podium au sein de la classe la plus réprésentée de cette 9ème édition de la Route du Rhum.

Malgré une sérieuse avarie, il y a quatre jours, il y a toujours cru et c’est à la lutte qu’Appart’City s’est imposé à Pointe-à-Pitre, avec moins de cinq minutes d’avance sur le quatrième. Yvan a passé la ligne d’arrivée ce jeudi à 19h40’17 » (heure de Paris).

La régate au contact engagée dès la pointe nord de la Guadeloupe a rapidement viré à une guerre des nerfs. Samuel Manuard et Yvan Noblet ont jeté leurs dernières forces dans la bataille, chacun reprenant un mille avant de le reperdre. A cinq milles de la ligne, les jeux n’étaient pas faits. Ce n’est qu’en passant la ligne qu’Yvan a pu laisser éclater sa joie de mener Appart’City sur le podium de la mythique transat.

Le temps de course d’Appart’City aura été de 18 jours 6 heures 38 minutes 17 secondes, avec une vitesse moyenne de 8,07 noeuds sur le parcours théorique de milles.

Premières impressions
« Je suis content de ma course. J’avais un super bateau. C’est un véritable avion, il va très très vite. J’ai fait une seule bêtise, celle de vouloir prendre l’initiative aux Açores. J’ai empanné 3 h trop tôt. J’aurais dû attendre que Thomas Ruyant descende. Une route très nord était trop difficile. Avec Appart’City, je n’ai pas besoin de plus de 15 nds de vent pour aller vite, alors pourquoi aller chercher 35 nœuds ! »

Le Rhum 2010

« Le niveau général a beaucoup augmenté et je pense aussi avoir progressé. C’était une Route du Rhum plus professionnelle pour moi, plus intense car j’étais dans le paquet de tête. On ne pouvait rien lâcher. En 2006 (il a terminé 6ème, ndlr) j’ai été isolé dès les Açores. Pour être dans le match, c’est mieux d’être dans le paquet, de ne pas emporter trop de gasoil. La peur d’en manquer et de ne plus avoir d’instruments de bord ni pilote nous motive pour ne pas traîner. Et puis j’ai un premier bébé qui arrive début décembre. Ça aussi, ça motive pour arriver vite. »

La plus belle journée

« C’est hier quand j’ai commencé à dérouler au portant. On n’a pas eu d’alizés, comme ce devrait être le cas sur une Route du Rhum. Les premiers petits nuages d’alizés sont arrivés hier. J’aime bien naviguer avec les nuages, les grains qui se forment, et faire de belles journées de glisse. Et puis, hier, c’était ma première journée en short. On a fait toute la course en ciré ! »

La journée la plus dure

« C’est quand nous sommes montés très nord, il y a quelques jours. Les conditions ne nous laissaient pas descendre. Il y avait beaucoup de vent, une mer très forte. Après 10 jours de course, c’est un peu dur. »

La peur
« Je n’ai pas souvent eu peur mais ma plus grosse frayeur, c’est un cargo qui était pile dans mon axe, la nuit et qui me rattrapait à plus de 20 nœuds. Je n’étais pas très manoeuvrant mais il n’a pas voulu s’écarter. L’autre frayeur rétrospective, c’est une voile d’avant, qui était rangée dans son sac et attachée sur le pont. Dans une vague, la sangle a cassé et le sac a traversé le bateau avec le paquet de mer. Je me suis retrouvé projeté sur l’autre bord, la tête au fond du cockpit.« 

La journée la plus insolite
« C’était aujourd’hui. Me retrouver en fin de Route du Rhum, bord à bord avec Sam Manuard alors que je n’avais vu aucun concurrent pendant toute la course. C’était hyper dur nerveusement mais c’était une école de vie sur 12 heures. Il fallait apprendre à gérer la pression, à faire des coups. Cette année, le podium comporte vraiment quatre marches. »

L’avarie
« J’ai bien cru que j’allais démâter. Je suis sorti et j’ai vu le mât à 45° et la bôme qui traînait dans l’eau. J’ai tout choqué. Le mât est revenu. Je n’ai pas pu réparer tout de suite, les conditions étaient trop mauvaises. Le lendemain, j’ai réussi et ça a parfaitement tenu. Il fallait continuer à y croire.« 

Des projets ?
« J’aimerais bien traverser l’Atlantique un peu plus vite. 18 jours, c’est vraiment trop long !« 

A lire >> Communiqué de Presse – Chantier FR NAUTISME
Le Chantier FR NAUTISME place deux Class’ 40 sur le Podium, deux plans signés Guillaume Verdier.

Source. www.appartcity.com

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